La maison Siffert :
La maison Siffert est grande, très grande : 95 m² sur trois niveaux, soit près de 300 m² + un local de travail indépendant (40 m²)
Elle est aussi vieille, très vieille, puisqu'elle tient debout depuis pas loin de 500 ans.
Eclairer et chauffer tout cela sans dégager des tonnes de CO2, c'est donc un vrai casse-tête.
La rénovation de la maison Siffert nécessite l'intervention de matériaux plus ou moins écolo :
- Du béton, du plâtre, des peintures, de la laine de verre ou de roche, des résines diverses et du matériel en cuivre, plastique ou PVC pour la plomberie et l'électricité, ce qui n'est pas très bien.
- Du bois de récupération, de la chaux, de la terre, de la pierre et du sable de rivière, ce qui est déjà mieux.
Ajoutons que la maison Siffert se trouve dans un site classé, et que l'on ne peut donc pas envisager toutes les transformations souhaitées :
les Bâtiments de France veillent au respect des vieux murs... Et des vieilles toitures. Envisager un panneau solaire relève du casse-tête juridique.
Consommation d'électricité :
Les Siffert ont été de gros consommateurs d'énergie nucléaire, ce qui n'est pas bien du tout : Lors de leur installation dans cette maison, pas loin de 9 000 kW h ont été engloutis ! Deux causes à une telle consommation :
1°) La maison Siffert est en chantier permanent, ce qui consomme de l'énergie. Aujourd'hui, les choses s'améliorent sensiblement, même si on ne voit toujours pas la fin des travaux (il paraît que c'est normal...)
2°) Maman Siffert n'avait pas encore briffé toute la famille sur le régime Négawatt. Mais c'est maintenant fait, et le compteur électrique n'a qu'à bien se tenir.
Pour améliorer le score, maman Siffert, qui fait également le ménage quand elle rentre du travail, s'évertue à trouver des solutions.
Bref, après quelques travaux et l'installation d'une chaudière au gaz naturel à haut rendement à la place des vieux radiateurs électriques d'origine, la consommation d'électricité familiale semble se stabiliser aux environs de 5000 kwh par an.
Remarquons toutefois que cette consommation d'électricité jugée importante n'est rien en regard de la moyenne française, qui s'établit à 6700 kWh par habitant actuellement. Or nous sommes 5, ce qui fait chez nous moins de 1000 kWh par an et par personne.
Chauffage :
Ce n'est sûrement pas le budget chauffage qui ruine la famille Siffert. Il reste en effet un étage à isoler, car il faudra pour cela envisager de refaire la toiture. Plutôt que de chauffer l'atmosphère, on a choisi de ne pas chauffer cet étage.
Le gaz naturel chauffe le reste, pour un coût tout à fait modeste : les murs en pierre (un mètre d'épaisseur au premier niveau) ayant la propriété de conserver la chaleur, et les pièces principales de l'étage étant orientées plein sud, on se contente de faire tourner la machine au minimum, et ce pendant 5 à 8 heures par jour en hiver. C'est nettement suffisant pour obtenir un confortable 20 degrés C (un peu moins dans les chambres).
La climatisation est quant à elle parfaitement inutile, pour les mêmes raisons : au plus fort de la canicule de 2003, les deux premiers niveaux n'ont pas dépassé 25 degrés C, ce qui reste acceptable.
Transports :
Parfois, les parents Siffert vont travailler... car il le faut bien.
Papa Siffert a une vieille Peugeot 806, véhicule énorme, et qui consomme beaucoup de carburant, (pas bien du tout), mais qui, fort heureusement, roule au GPL.
Maman Siffert a une petite Polo qui roule au sans plomb, et qui, hélas, consomme vraiment beaucoup trop de carburant (7 à 8 litres aux 100 !). Elle effectue chanque année près de 6000 km avec, ce qui n'est pas beaucoup.
Heureusement, elle suit de très près les travaux de Mr Guy Nègre, et espère pouvoir troquer sa Polo contre une Cat's à air comprimé toute neuve. Si vous ne la connaissez pas encore, allez la découvrir sur le site MDI.
En attendant, elle songe à l'achat d'un vélo (ce qui fait tout de même deux heures à pédaler chaque jour) et se renseigne sur les transports en commun (hélas, la Province n'est pas aussi bien desservie que la capitale...) et le co-voiturage. Ces alternatives étant souvent bien moins organisées à la campagne qu'en ville, elle songe à une mutation dans un établissement plus proche de son domicile, pour pouvoir aller travailler à pied.
Consommation de produits manufacturés :
Car c'est un fait, l'industrie pollue, mais elle pollue pour nous... parce qu'elle produit ce que nous voulons bien acheter. Réduire les émissions de gaz
responsables de l'effet de serre, c'est donc accepter de réduire nos achats de produits manufacturés.
Dans la famille Siffert, notre devise est : recyclage et bricolage. C'est fou ce que l'on peut réparer comme TV, ordinateurs, laves-vaisselle... avec un simple tournevis !
Incroyable aussi, tout ce que l'on peut trouver dans les brocantes, les vides-greniers, les décharges publiques même !
Que mange-t-on chez les Siffert :
On mange presque tous les jours bio chez les Siffert, et l'on n'oublie pas que l'industrie agro-alimentaire est responsable d'une bonne part des émissions de gaz à effet de serre.
Nos bonnes vieilles vaches, en particulier, sont aujourd'hui montrées du doigt. Les Siffert consomment donc essentiellement des produits bio issus de l'agriculture paysanne locale.
Et les énergies renouvelables dans la maison ?
On se documente, on cherche, on bricole, avec les amis du Club Energies-Renouvelables notamment.
Et vous, que faites-vous pour notre terre ?
Si vous avez de bonnes idées, ou si vous souhaitez que je publie ici votre petit bilan énergétique familial, envoyez-moi un petit mail.